  Le Linux Installation HOWTO
  par Eric S. Raymond
  v4.9, 22 Octobre 1997

  Ce  document  decrit comment obtenir et installer Linux. C'est le pre-
  mier document qu'un nouvel utilisateur  de  Linux  devrait  lire  pour
  debuter.

  11..  IInnttrroodduuccttiioonn

  11..11..  BBuutt ddee ccee ddooccuummeenntt

  Linux  est  une  implantation  librement  diffusable  d'Unix  pour des
  ordinateurs personnels courants (a l'origine developpe sur  des  386s,
  il est maintenant adapte aux architectures 486, 586, Pentium, PowerPC,
  Sun Sparc et DEC Alpha).  Il supporte un grand nombre  de  programmes,
  parmi  lesquels  X-Window et Emacs, les reseaux TCP/IP (dont SLIP), et
  de nombreuses applications.

  Ce document suppose que vous ayez entendu parler de  Linux,  que  vous
  connaissez  son  existence, et que vous voulez maintenant vous asseoir
  et l'installer. S'il s'interesse a la version Intel qui  est  la  plus
  courante,  mais  la  plupart  de ce qui y est dit s'applique aussi aux
  versions PowerPC, Sparc, et Alpha.

  11..22..  AAuuttrreess ssoouurrcceess dd''iinnffoorrmmaattiioonnss

  Si vous n'avez  encore  jamais  entendu  parler  de  Linux,  plusieurs
  sources  d'informations de base existent. Le meilleur endroit pour les
  trouver est  la  page  d'accueil  du  _L_i_n_u_x  _D_o_c_u_m_e_n_t_a_t_i_o_n  _P_r_o_j_e_c_t  a
  l'adresse  <http://sunsite.unc.edu/LDP/linux.html>.   Vous  pourrez  y
  trouver la derniere version mise a jour de  ce  document  a  l'adresse
  <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/installation-HOWTO.html>

  Vous  commencerez  probablement  vos  recherches  par les informations
  generales     sur     Linux     ;     la      Page      d'informations
  <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/INFO-SHEET.html>   et   la  META-FAQ
  <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/META-FAQ>   Linux.    Le    document
  ``Linux Frequently Asked Questions'' (FAQ) contient un grand nombre de
  questions (et de reponses !)  courantes sur Linux -- c'est un ``devoir
  de lecture'' pour les nouveaux utilisateurs.

  Vous  pouvez  obtenir  de  l'aide pour les problemes courants dans les
  forums USENET comp.os.linux.help et comp.os.linux.announce. Pour  ceux
  qui   preferent   le   francais,   les   groupes  fr.comp.os.linux  et
  fr.comp.os.linux.annonces sont tres actifs.

  Le "Linux Documentation Project"  ecrit un ensemble de manuels  et  de
  livres  sur  Linux,  tous  librement  diffusables  sur  le  reseau  et
  disponibles a partir de la page d'accueil du LDP.

  Le livre _`_`_L_i_n_u_x _I_n_s_t_a_l_l_a_t_i_o_n  _a_n_d  _G_e_t_t_i_n_g  _S_t_a_r_t_e_d_'_'  est  un  guide
  complet  decrivant  comment  obtenir  et  installer  Linux, et comment
  l'utiliser une fois qu'il est installe.  Il  contient  un  didacticiel
  complet sur le lancement et l'utilisation du systeme, et beaucoup plus
  d'informations que vous ne pourrez en  trouver  ici.  Vous  pouvez  le
  consulter, ou telecharger une copie, sur la page d'accueil du LDP.

  Cet  ouvrage  a  ete  traduit en francais, comme la majeure partie des
  documents du LDP. Le site de reference pour toutes ces traductions est
  ftp.lip6.fr/pub/linux/french.

  11..33..  NNoouuvveelllleess vveerrssiioonnss ddee ccee ddooccuummeenntt

  De  nouvelles  versions  du  "Linux  Installation  HOWTO" sont postees
  periodiquement  dans  <tt>comp.os.linux.help</tt>,   et   news.answers
  <news:answers>.   Elles  sont  aussi  telechargees  sur les differents
  sites WWW et FTP Linux, dont la page d'accueil du LDP.

  Vous pouvez consulter la derniere  version  sur  le  web  a  l'adresse
  <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/Installation-HOWTO.html>.

  (NDT   :   La  version  francaise  de  se  document  est  postee  dans
  <fr.comp.os.linux.annonces>  tous  les  mois,  ainsi  que  les  autres
  adaptations francaises des HOWTOS...)

  11..44..  RReeaaccttiioonnss eett ccoorrrreeccttiioonnss

  Si vous avez des questions ou des commentaires concernant ce document,
  n'hesitez pas a contacter  Eric  S.  Raymond,  a  esr@thyrsus.com.  Je
  recevrai  avec  plaisir toute suggestion ou critique.  Si vous trouvez
  une erreur dans ce document, merci de  me  la  signaler  afin  que  je
  puisse la corriger dans la prochaine version.

  _N_e  _m_'_e_n_v_o_y_e_z  _p_a_s  de  questions  a propos des problemes de materiels
  rencontres lors de l'installation.  Consultez le _`_`_L_i_n_u_x  _I_n_s_t_a_l_l_a_t_i_o_n
  _a_n_d   _G_e_t_t_i_n_g   _S_t_a_r_t_e_d_'_',   votre   revendeur,   ou  le  forum  Linux
  comp.os.linux.setup.  Ce HOWTO se veut un  guide  rapide  et  indolore
  pour  une  installation _n_o_r_m_a_l_e -- un autre HOWTO sur les problemes de
  materiel et leurs diagnostics est en preparation.

  Tout ce qui concerne la traduction francaise :  fautes  d'orthographe,
  erreurs  de  traduction, est du a Eric Jacoboni <jaco@mail.dotcom.fr>.
  La traduction originale de ce document a ete faite par Rene  Cougnenc.

  22..  DDeerrnniieerreess mmooddiiffiiccaattiioonnss

  +o  Ajout de la checklist de pre-installation ;

  +o  Ajout de notes sur des problemes possibles de  LILO et du BIOS dans
     la section sur le partitionnement ;

  +o  Ajout de nombreuses references vers  les  autres  HOWTOs  et  Mini-
     HOWTOs.

  33..  AAvvaanntt ddee ccoommmmeenncceerr

  Avant  de  pouvoir  installer  Linux,  vous  devez  etre sur que votre
  machine soit capable de le supporter, puis  vous  devrez  choisir  une
  distribution Linux.

  33..11..  MMaatteerriieell nneecceessssaaiirree

  Quel  type  de systeme est necessaire pour faire tourner Linux ? Bonne
  question, la liste  des  materiels  reconnus  par  le  systeme  change
  frequemment.           Le           ``_L_i_n_u_x          _H_a_r_d_w_a_r_e_-_H_O_W_T_O'',
  <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/Hardware-HOWTO.html>,   donne    une
  liste  plus  ou  moins  complete  des materiels reconnus par Linux. La
  ``_L_i_n_u_x     _I_N_F_O_-_S_H_E_E_T'',      <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/INFO-
  SHEET.html>, en donne une autre.

  Pour  les  versions  Intel,  une  configuration materielle similaire a
  celle qui suit est necessaire :
  Tout systeme ISA, EISA, VESA Local Bus ou PCI 80386, 80486, Pentium ou
  P-6  convient.   L'architecture MCA (propre aux machines IBM PS/2) est
  reconnue dans les noyaux de developpement les  plus  recents  (2.1.x),
  mais  peut ne pas etre disponible tout de suite. Tout CPU, du 386SX au
  P-6 convient. Un coprocesseur arithmetique n'est pas  necessaire  mais
  il est preferable d'en avoir un.

  Au  moins 4 Mo de memoire sont necessaires. En theorie, Linux pourrait
  se suffire  de  2  Mo,  mais  la  plupart  des  installations  et  des
  programmes  necessitent 4 Mo. Plus vous aurez de memoire, et plus vous
  serez heureux. Je vous conseille 8 ou 16 Mo si vous  avez  l'intention
  d'utiliser X-Window.

  Evidemment, vous avez besoin d'un disque dur et d'un controleur disque
  au standard AT. Tous les  disques  et  controleurs  MFM,  RLL  et  IDE
  devraient  fonctionner.  De  nombreux disques et controleurs SCSI sont
  aussi reconnus ; le ``_L_i_n_u_x _S_C_S_I_-_H_O_W_T_O'' contient plus  d'informations
  sur  le  materiel  SCSI. Si vous achetez un nouveau systeme pour faire
  tourner Linux,  le  faible  surcout  du  SCSI  est  derisoire  face  a
  l'amelioration des performances et de la fiabilite qu'il apporte.

  Vous  avez  besoin  d'un  lecteur  de  disquettes  3.5".  Bien que les
  disquettes 5.25" soient reconnues par Linux, elles sont  si  obsoletes
  que vous ne devez pas compter trouver des images disques qui tiendront
  dessus.  (Un Linux minimal  peut,  en  fait,  tourner  sur  une  seule
  disquette,  mais cela n'est utile que pour l'installation et certaines
  taches de maintenance)

  Vous avez aussi besoin d'une carte video et d'un ecran MDA,  Hercules,
  CGA,  EGA,  VGA,  ou  Super  VGA.  En general, si votre carte et votre
  ecran video fonctionnent sous MS-DOS, ils devraient  fonctionner  sous
  Linux.   Cependant,  si  vous  voulez faire tourner X-Window, d'autres
  restrictions s'appliquent sur les materiels video reconnus. Le ``_L_i_n_u_x
  _X_F_r_e_e_8_6_-_H_O_W_T_O''
  <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/XFree86-HOWTO.html>,  contient  plus
  d'informations sur l'execution de X et sur ses besoins.

  Un  lecteur  de  CD-ROM  est necessaire. S'il est ATAPI, SCSI, ou vrai
  IDE, vous ne devriez pas avoir de probleme pour le  faire  fonctionner
  (mais faites attention aux lecteurs bon marche annoncant une interface
  ``IDE'' qui n'en n'est pas une vraie). Si  votre  CD-ROM  utilise  une
  carte d'interface proprietaire, il se peut que le noyau d'installation
  que vous avez lance a partir de la disquette ne le reconnaisse pas  --
  et  un  CD-ROM inaccessible peut empecher l'installation. De plus, les
  CD-ROMs relies au port parallele ne fonctionnent pas du tout. Si  vous
  avez     un     doute,    lisez    le    ``_L_i_n_u_x    _C_D_-_R_O_M    _H_O_W_T_O'',
  <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/CD-ROM-HOWTO.html> pour une liste et
  des details des materiels reconnus.

  Les  cartes  sans  jumper,  appelees  ``Plug'n'Play'',  peuvent  poser
  probleme. Leur support est en  cours  de  developpement,  mais  encore
  absent  du  noyau  2.0.25. Heureusement, ce n'est un probleme que pour
  les cartes son ou Ethernet.

  Si vous travaillez sur une machine utilisant l'un des processeurs  68k
  de  Motorola  (ordinateurs  Amiga,  Atari,  ou  VMEbus),  lisez la FAQ
  Linux/m68K sur  <http://www.clark.net/pub/lawrencc/linux/faq/faq.html>
  pour  des informations sur les configurations minimales requises et la
  situation actuelle du portage. Actuellement, la FAQ dit que Linux m68k
  est aussi stable et utilisable que les versions Intel.

  33..22..  EEssppaaccee ddiissqquuee nneecceessssaaiirree eett ccooeexxiisstteennccee

  Vous  avez besoin d'espace libre sur votre disque pour y mettre Linux.
  La taille de cet espace depend de la quantite de programmes  que  vous
  comptez  installer.  La  plupart  des  installations demandent quelque
  chose de l'ordre de 200 a 500 Mo, ce  qui  inclut  l'espace  pour  les
  programmes,  l'espace  de  swap  (utilise  comme memoire virtuelle sur
  votre machine), l'espace disponible pour les utilisateurs, etc.

  Il est possible de faire tourner un systeme Linux minimal dans 80  Mo,
  voire  moins  (c'etait  le cas lorsque les distributions Linux etaient
  moins importantes), tout comme il est possible d'utiliser 500  Mo,  ou
  bien plus, pour tous vos programmes Linux. La place utilisee depend en
  grande partie du  nombre  de  programmes  que  vous  installez  et  de
  l'espace  de  travail  dont  vous avez besoin. Nous reviendrons sur ce
  point plus tard.

  Linux peut coexister sur  votre  disque  dur  avec  d'autres  systemes
  d'exploitation,  comme  MS-DOS,  Microsoft Windows, ou OS/2. (En fait,
  vous pouvez meme acceder aux fichiers MS-DOS, voire executer  certains
  programmes  MS-DOS,  a  partir  de Linux.) En d'autres termes, lorsque
  vous partitionnez votre disque pour Linux, MS-DOS ou  OS/2  sont  dans
  leurs  propres  partitions, et Linux dans la sienne. Nous detaillerons
  ce mecanisme de ``dual-boot'' plus loin.

  Vous n'avez PAS besoin d'etre sous MS-DOS, OS/2, ou un  autre  systeme
  d'exploitation   pour   utiliser   Linux.    Linux   est   un  systeme
  d'exploitation completement different et autonome ; il n'a pas  besoin
  d'autre OS pour son installation et son utilisation.

  Pour  resumer, la configuration minimale pour Linux n'est pas beaucoup
  plus importante que celle necessaire a la plupart des systemes  MS-DOS
  ou  Windows 3.1 actuels (et c'est moins que le minimum pour Windows 95
  !). Si vous possedez un 386, ou un 486, avec au moins  4  Mo  de  RAM,
  vous  serez heureux sous Linux.  Linux ne demande pas un enorme espace
  disque ou memoire, ni un  processeur  ultra  rapide.  Matt  Welsh,  le
  createur  de ce HOWTO, utilisait Linux sur un 386 a 16 MHz (la machine
  la plus lente que l'on peut posseder), avec 4 Mo de RAM, et  en  etait
  tres  content.  Plus  vous  voudrez  faire  de choses, plus vous aurez
  besoin  de  memoire  et  d'un  processeur  plus  rapide.  D'apres  mon
  experience, un 486 avec 16 Mo de RAM, et tournant sous Linux, est plus
  performant que certains modeles de stations de travail d'un prix  bien
  plus eleve.

  33..33..  CChhooiissiirr uunnee ddiissttrriibbuuttiioonn LLiinnuuxx

  Avant  d'installer Linux, vous devez choisir une des ``distributions''
  Linux disponibles. Il n'y a pas de distribution standard unique --  il
  en  y  a beaucoup. Chaque distribution a sa propre documentation et sa
  propre procedure d'installation.

  Les distributions Linux  sont  disponibles  par  FTP  anonyme  et  par
  correspondance   sur   disquettes,   bandes  ou  CD-ROMs.  Le  ``_L_i_n_u_x
  _D_i_s_t_r_i_b_u_t_i_o_n _H_O_W_T_O''   <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/Distribution-
  HOWTO.html>,  decrit  les nombreuses distributions disponibles par FTP
  ou par correspondance.

  Lorsque ce HOWTO fut ecrit  pour  la  premiere  fois,  dans  un  passe
  lointain  (1992  -  1993),  la  plupart des gens recuperaient Linux en
  utilisant   des   chemins   tortueux.   Cela   impliquait   de   longs
  telechargements a partir d'Internet ou d'un BBS sur leur machines DOS,
  suivis d'une procedure elaboree permettant de transferer ce qui  avait
  ete  recupere sur de multiples disquettes. Une de ces disquettes etait
  alors bootee et utilisee  pour  l'installation  de  l'autre  douzaine.
  Avec  de  la chance (et sans erreurs sur les supports), l'installation
  se finissait plusieurs heures plus  tard  par  un  Linux  en  etat  de
  marche. Ou peut-etre pas.

  Bien  que  cette  facon de proceder reste encore possible (vous pouvez
  telecharger   une   des   nombreuses   distributions   a   partir   de
  <http://sunsite.unc.edu/pub/Linux/distributions/INDEX.html>),       il
  existe  des  methodes  beaucoup  moins  fatiguantes.  La  plus  facile
  consiste a acheter l'une des excellentes distributions commerciales de
  Linux sur CD-ROMs comme Red Hat, Craftworks, Linux Pro, ou WGS.  Elles
  sont  generalement  vendues  moins  de 50 $ dans des librairies ou des
  boutiques  d'Informatique  et  vous  economiseront  plusieurs   heures
  d'enervement.

  Vous pouvez aussi achetez des CD-ROMs ``compilation'' comme l'ensemble
  Linux   Developer's   Resource   d'InfoMagic.    Ceux-ci   contiennent
  generalement  plusieurs  distributions  et un contenu recent des sites
  les plus importants de Linux, comme sunsite ou tsx-11.

  Dans  la  suite  de  ce  HOWTO,  nous  decrirons  les   etapes   d'une
  installation  a  partir  d'un  CD-ROM  ``compilation'', ou de l'un des
  Linux commerciaux n'incluant pas de manuel d'installation imprime.  Si
  votre  Linux  contient  un  manuel, certaines informations de ce HOWTO
  peuvent vous etre utiles, mais  il  est  preferable  de  consulter  le
  manuel pour les instructions d'installation detaillees.

  44..  PPrreesseennttaattiioonn ddee ll''iinnssttaallllaattiioonn

  44..11..  EEttaappeess ffoonnddaammeennttaalleess ddee ll''iinnssttaallllaattiioonn

  Le plan de l'installation de Linux est simple :

  1. Recuperez  les informations sur la configuration de votre materiel.

  2. Creez les disquettes d'installation.

  3. Si vous voulez disposer d'un systeme ``dual-boot'' (Linux et DOS ou
     Windows  a  la  fois) rearrangez (repartitionnez) votre disque pour
     faire de la place a Linux.

  4. Demarrez un mini-Linux d'installation a partir des disquettes  afin
     d'acceder au CD-ROM.

  5. Preparez  les  systemes  de  fichiers  Linux.   (si vous n'avez pas
     modifie la table des partitions du disque, vous le  ferez  a  cette
     etape.)

  6. Installez un Linux de base a partir du CD-ROM.

  7. Demarrez Linux a partir du CD-ROM.

  8. (Optionnel) Installez d'autres paquetages a partir du CD-ROM.

  44..22..  PPaarrttiieess ffoonnddaammeennttaalleess dd''uunn kkiitt dd''iinnssttaallllaattiioonn

  Voici les parties fondamentales d'une distribution installable :

  1. Les fichiers README et FAQ. Ceux-ci se trouvent habituellement dans
     le repertoire racine de votre CD-ROM et peuvent etre lus des que le
     disque a ete monte sous Linux. (En fonction de la facon dont le CD-
     ROM a ete fait, ils peuvent meme etre visibles  sous  DOS/Windows.)
     Il  est  souhaitable  de  lire  ces fichiers des que vous pourrez y
     acceder afin d'etre tenu au courant des changements et des mises  a
     jour importantes.
  2. Plusieurs images de ``bootdisk'' (souvent dans un sous-repertoire).
     L'une de celles-ci  est  le  fichier  que  vous  copierez  sur  une
     disquette afin de creer la disquette de boot. Vous choisirez uunnee de
     ces images en fonction du type de materiel dont vous  disposez  sur
     votre systeme.

  Le  probleme  est que certains pilotes de materiel entrent bizarrement
  en conflit les uns avec les autres et, au lieu  d'essayer  de  deceler
  les  problemes  de  materiel  sur  votre  systeme,  il est plus facile
  d'utiliser une disquette image de boot qui ne lancera que les  pilotes
  necessaires. (Ceci aura, en plus,  l'avantage de reduire votre noyau.)

  +o  Une image de ``rootdisk'' (ou peut-etre deux). C'est un fichier que
     vous copierez sur une disquette pour creer la, ou les, disquette(s)
     d'installation. De nos jours, la (les)  disquette(s)  ``root''  est
     (sont)   generalement   independante(s)   du   materiel  ;  elle(s)
     suppose(nt) un ecran couleur EGA ou mieux.

  +o  Une disquette image de depannage. C'est une disquette contenant  un
     noyau  de  base  et  des  outils  pour reparer les degats au cas ou
     quelque chose n'irait pas avec le  noyau  ou  si  le  demarrage  se
     bloquait sur votre disque dur.

  +o  RAWRITE.EXE.  C'est  un  programme  MS-DOS  permettant  d'ecrire le
     contenu d'un  fichier  (comme  l'image  de  boot  ou  de  rootdisk)
     directement sur une disquette, sans se soucier du formatage.

  Vous  n'avez  besoin  de RAWRITE.EXE que si vous prevoyez de creer vos
  disquettes ``boot'' et ``root'' a partir d'un systeme MS-DOS. Si  vous
  avez  acces  a  une  station de travail UNIX disposant d'un lecteur de
  disquettes, vous pouvez vous en servir pour creer  les  disquettes  en
  utilisant  la commande `dd', ou un script fourni par le vendeur. Lisez
  la page de man sur dd(1) et demandez de l'aide  aux  gourous  UNIX  de
  votre entourage.

  +o  Le  CD-ROM  lui-meme.   Le  but  de  la  disquette  ``boot'' est de
     preparer votre machine au chargement  des  disquettes  ``root''  ou
     d'installation,  qui  ne  sont  elles-memes  que  des  moyens  pour
     preparer votre disque dur et copier dessus des parties du CD-ROM.

  55..  LL''iinnssttaallllaattiioonn eenn ddeettaaiillss

  55..11..  SSee pprreeppaarreerr ppoouurr ll''iinnssttaallllaattiioonn

  Linux utilise les composants d'un PC  plus  efficacement  que  MS-DOS,
  Windows  ou NT, et est donc moins tolerant vis a vis des materiels mal
  configures. Il y a un minimum de choses a  faire  avant  de  commencer
  pour diminuer les risques d'etre arrete par ce genre de problemes.

  D'abord,  recuperez  toutes  les  documentations que vous possedez sur
  votre materiel -- carte mere, carte video, ecran, modem,  etc.  --  et
  gardez-les a portee de main.

  Puis,  rassemblez  les informations detaillees sur votre configuration
  materielle. Une facon de realiser cela facilement, si vous disposez de
  MS-DOS  5.0  ou  superieur,  est  d'imprimer  un  rapport en utilisant
  l'utilitaire de diagnostic `msd.exe' de Microsoft (vous pouvez ignorer
  les parties concernant les programmes residents, la carte memoire, les
  chaines d'environnement  et  la  version  du  systeme).  Entre  autres
  choses,  ceci  vous  garantit une information complete et correcte sur
  votre carte graphique et le type de votre souris, ce  qui  sera  utile
  lors de la configuration de X.

  Enfin, verifiez votre machine pour les problemes de configuration avec
  du materiel reconnu qui  pourrait  causer  un  bloquage  irrecuperable
  pendant l'installation de Linux.

  +o  Un  systeme  DOS/Windows peut utiliser un (des) disque(s) dur(s) et
     un CD-ROM IDE meme  si  les  jumpers  maitre/esclave  ne  sont  pas
     correctement  positionnes  sur ces disques. Linux ne fonctionne pas
     ainsi.  En cas de doute, verifiez vos jumpers maitre/esclave !

  +o  Est-ce que l'un de vos  peripheriques  ne  possede  ni  jumper,  ni
     memoire  de  configuration  non  volatile  ?  Si c'est le cas, vous
     pouvez avoir  besoin  d'une  initialisation  au  demarrage  via  un
     utilitaire  MS-DOS  pour  demarrer,  et  il peut etre difficilement
     accessible par Linux. Les CD-ROMs,  les  cartes  sons,  les  cartes
     Ethernet  et les lecteurs de bande de bas de gamme peuvent avoir ce
     probleme. Vous pourrez peut-etre contourner le probleme au moyen de
     parametres  donnes  a l'invite du demarrage ; lisez le ``_L_i_n_u_x _B_o_o_t
     _P_r_o_m_p_t   _H_O_W_T_O'',     <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/BootPrompt-
     HOWTO.html> pour les details.

  +o  Certains  systemes  d'exploitation  permettent a une souris de type
     bus de partager une IRQ avec  d'autres  dispositifs.  Linux  ne  le
     permet pas ; en fait, ce genre de choses peut entrainer le bloquage
     de votre machine. Si vous utilisez une souris de type bus, lisez le
     ``_L_i_n_u_x               _B_u_s               _M_o_u_s_e              _H_O_W_T_O'',
     <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/Busmouse-HOWTO.html>,  pour   les
     details.

  Si  possible,  recuperez le numero de telephone d'un utilisateur Linux
  experimente que vous pourrez appeler en cas d'urgence. Neuf  fois  sur
  dix vous n'en n'aurez pas besoin, mais c'est rassurant de l'avoir.

  Evaluez le temps necessaire a l'installation. Il sera d'a peu pres une
  heure sur un systeme vierge ou converti  en  tout  Linux,  ou  jusqu'a
  trois  heures  pour  un  systeme ``dual-boot'' (ceux-ci ont un taux de
  mauvais demarrage et de plantage bien plus eleve).

  55..22..  CCrreeeerr lleess ddiissqquueetttteess ddee ````bboooott'''' eett ddee ````rroooott''''

  Votre CD-ROM Linux peut contenir des aides a l'installation  qui  vous
  guideront  de  facon  interactive pendant le processus de creation des
  disquettes de ``boot'', de ``root'' et de recuperation.  Ce peut  etre
  un  programme  d'installation MS-DOS (comme le programme redhat.exe de
  Red Hat), un script Unix, ou les deux.

  Si vous avez un tel programme et que vous pouvez l'utiliser, lisez  le
  reste de cette section seulement pour information. Lancez le programme
  pour realiser l'installation -- ses auteurs  connaissent  certainement
  mieux les specificites de la distribution que moi, et vous eviterez de
  nombreuses etapes manuelles sujettes aux erreurs.

  Des  informations  plus  detaillees  sur  la  facon  de  realiser  les
  disquettes  de  ``boot''  et de ``root'' se trouvent dans le ``  _L_i_n_u_x
  _B_o_o_t_d_i_s_k   _H_O_W_T_O''   (     <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/Bootdisk-
  HOWTO.html>).

  Votre  premiere  etape  sera  de  choisir  une  image  de disquette de
  ``boot''  convenant  a  votre  materiel.   Si  vous  devez  le   faire
  manuellement,  vous  consterez generalement que soit (a) les images de
  ``boot'' sur votre CD-ROM portent un nom qui  vous  aidera  a  trouver
  celle  qui convient, soit (b) il y a un fichier index decrivant chaque
  image.

  Puis, vous devrez creer des disquettes a partir  de  l'image  ``boot''
  que  vous avez choisie, et a partir des images ``root'' et ``rescue''.
  C'est la que le programme MS-DOS RAWRITE.EXE entre en jeu.

  Ensuite, vous devrez avoir deux  ou  trois  disquettes  _h_a_u_t_e  _d_e_n_s_i_t_e
  formatees MS-DOS.  (Elles doivent etre du meme type ; si lr lecteur de
  disquettes  sur  lequel  vous  demarrez  est  un  lecteur  3.5",   vos
  disquettes  doivent toutes etre des disquettes haute densite de 3.5".)
  Vous utiliserez RAWRITE.EXE pour copier les images de ``boot''  et  de
  ``root'' sur les disquettes.

  Appelez-le sans parametre, de la facon suivante :

       C:\> RAWRITE

  Repondez  aux  questions  concernant  le nom du fichier a copier et la
  disquette  de  destination  (A:,  par  exemple).  RAWRITE  copiera  le
  fichier,  bloc  par bloc, directement sur la disquette. Utilisez aussi
  RAWRITE pour l'image de la disquette ``root'' (COLOR144, par exemple).
  Quand  c'est  fait, vous avez deux disquettes : l'une est la disquette
  ``boot'', l'autre la disquette ``root''. Ces deux disquettes  ne  sont
  plus lisibles par MS-DOS (dans un certain sens, ce sont des disquettes
  ``formatees Linux'').

  Vous pouvez utiliser les commandes dd(1)  sur  un  systeme  UNIX  pour
  faire  la  meme chose.  (Pour cela, vous aurez besoin d'une station de
  travail UNIX disposant d'un lecteur  de  disquettes,  bien  sur.)  Par
  exemple,  sur une station de travail Sun, avec un lecteur de disquette
  pilote par _/_d_e_v_/_r_f_d_0, vous pouvez utiliser la commande :

       $ dd if=bare of=/dev/rfd0 obs=18k

  Sur certaines stations de travail (celles de Sun, par  exemple),  vous
  devrez  fournir  en  parametre  la  bonne taille de bloc de sortie (le
  parametre `obs') ou la  commande  echouera.  Si  vous  rencontrez  des
  problemes, la page du manuel sur dd(1) peut s'averer instructive.

  Assurez-vous  d'utiliser  des  disquettes  neuves  et sans erreur. Les
  disquettes ne doivent pas avoir de blocs defectueux.

  Vous n'avez pas besoin de faire tourner Linux ou MS-DOS pour installer
  Linux. Cependant, cela facilite la creation des disquettes de ``boot''
  et de ``root'' a partir de votre CD-ROM. Si vous n'avez pas de systeme
  d'exploitation  installe  sur  votre  machine, vous pouvez utiliser le
  Linux  ou  le  MS-DOS  de  quelqu'un  d'autre  juste  pour  creer  les
  disquettes, et installer a partir de la.

  55..33..  RReeppaarrttiittiioonnnneerr lleess ddiissqquueess DDOOSS//WWiinnddoowwss

  Sur  beaucoup  de  systemes,  le  disque  dur  est deja consacre a des
  partitions MS-DOS, OS/2, etc. Vous devez modifier  la  taille  de  ces
  partitions  pour  faire  de la place a Linux. Si vous comptez avoir un
  systeme ``dual boot'', il vous est vivement conseille de lire  un,  ou
  plusieurs,   des   mini-HOWTOs   suivants   qui   decrivent  certaines
  configurations ``dual boot''. (NDT : Les traductions francaises de ces
  documents                se                trouvent                sur
  <http://www.lip6.fr/pub/linux/french/docs>.)

  +o  Le                   Linux+DOS+Win95                    mini-HOWTO,
     <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/mini/Linux+DOS+Win95>.

  +o  Le                     Linux+OS2+DOS                    mini-HOWTO,
     <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/mini/Linux+OS2+DOS>.

  +o  Le                 DOS-Win95-OS2-Linux                  mini-HOWTO,
     <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/mini/Linux+DOS+Win95+OS2>.

  +o  Le                      Linux+Win95                     mini-HOWTO,
     <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/mini/Linux+Win95>

  +o  Le                     Linux+WinNT                      mini-HOWTO,
     <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/mini/Linux+WinNT-Loader>

  Meme  s'ils  ne  sont pas directement applicables a votre systeme, ils
  vous aideront a comprendre tout ce qui est mis en jeu.

  RREEMMAARRQQUUEE :: Certains Linux peuvent s'installer DANS  un  repertoire  de
  votre  partition  MS-DOS. (Ce qui n'est pas la meme chose qu'installer
  Linux A PARTIR d'une  partition  MS-DOS).  Vous  utiliserez  alors  le
  systeme   de  fichiers  ``UMSDOS''  qui  vous  permet  de  traiter  un
  repertoire de votre partition MS-DOS  comme  un  systeme  de  fichiers
  Linux.  Vous  n'aurez  donc  pas besoin de repartitionner votre disque
  dur.

  Je ne recommande cette methode que dans le cas ou votre disque a  deja
  quatre  partitions  et  qu'un repartionnement serait problematique (il
  ralentirait Linux a cause du surcout engendre par  la  traduction  des
  noms  de  fichiers).  Une  autre raison d'utiliser UMSDOS est que cela
  permet d'essayer Linux avant de  repartitionner.  Cependant,  dans  la
  majeure  partie des cas, vous devrez repartitionner votre disque comme
  cela est decrit ici. Si vous avez l'intention d'utiliser UMSDOS,  vous
  devrez  vous debrouiller par vous-meme -- ce type d'installation n'est
  pas decrit ici. A partir de  maintenant,  nous  considerons  que  vous
  n'utilisez  pas  UMSDOS, et que vous devez repartitionner votre disque
  dur.

  Une _p_a_r_t_i_t_i_o_n est simplement une section du disque dur, reservee  pour
  un  systeme  d'exploitation  particulier.   Si  vous n'avez que MS-DOS
  installe, votre disque dur n'a probablement qu'une seule partition qui
  lui   est   entierement  consacree.   Pour  utiliser  Linux,  il  faut
  repartitionner le disque afin d'avoir une partition  pour  MS-DOS,  et
  une (ou plusieurs) pour Linux.

  Il  y  a  trois  types  de partitions : _p_r_i_m_a_i_r_e, _e_t_e_n_d_u_e, et _l_o_g_i_q_u_e.
  Sans entrer dans les details, les partitions  primaires  correspondent
  aux  quatre partitions principales de votre disque. Cependant, si vous
  desirez avoir plus de quatre partitions par disque, vous  devez  creer
  une partition etendue qui peut contenir plusieurs partitions logiques.
  On ne stocke pas les donnees directement sur une partition etendue  --
  celle-ci ne sert qu'a contenir les partitions logiques. Les donnees ne
  sont stockees que sur des partitions primaires ou logiques.

  Autrement dit, la plupart des  gens  n'utilisent  que  des  partitions
  primaires. Cependant, si vous avez besoin de plus de quatre partitions
  sur un disque, vous devrez creer une partition etendue. Les partitions
  logiques seront ensuite creees dans la partition etendue et vous aurez
  alors plus de quatre partitions par disque.

  Notez aussi que vous pouvez facilement installer Linux sur  le  second
  disque de votre machine (D: sous MS-DOS). Il suffit de preciser le nom
  du peripherique approprie lors de la creation  des  partitions  Linux.
  Ceci est decrit en detail plus loin.

  Revenons   au   repartitionnement  du  disque.  Le  probleme  avec  le
  changement de taille des partitions est  qu'il  n'y  a  pas  de  moyen
  (facile)  de  le  faire  sans  detruire  les donnees stockees dans ces
  partitions. Par  consequent,  vous  devrez  effectuer  une  sauvegarde
  complete  de  votre  systeme  avant de repartitionner. Pour changer la
  taille d'une partition, on detruit simplement la(les) partition(s), et
  on les recree avec des tailles inferieures.

  RREEMMAARRQQUUEE:: FIPS est un programme MS-DOS permettant de repartitionner un
  disque   sans   detruire   les   donnees.    Allez   voir   la    page
  <http://sunsite.unc.edu/pub/Linux/system/Install>.   Avec   FIPS,   un
  optimiseur disque (comme Norton Speed Disk), et un peu de chance, vous
  devriez pouvoir changer la taille de vos partitions MS-DOS sans perdre
  les donnees qui s'y trouvent. Il est quand meme recommande d'effectuer
  une sauvegarde totale avant de tenter cette operation.

  Si  vous  n'utilisez  pas FIPS, la methode classique pour modifier les
  partitions est d'utiliser le programme FDISK. Par  exemple,  supposons
  que  vous ayez un disque dur de 80 Mo entierement dedie a MS-DOS. Vous
  voulez le couper en deux -- 40 Mo pour MS-DOS et  40  Mo  pour  Linux.
  Pour ce faire, lancez FDISK sous MS-DOS, detruisez la partition MS-DOS
  de 80 Mo, et recreez une partition MS-DOS de 40 Mo a  la  place.  Vous
  pouvez  alors  formater  la  nouvelle  partition  et  reinstaller  vos
  programmes MS-DOS a partir des sauvegardes. 40 Mo sur le  disque  sont
  inoccupes.  Plus  tard,  vous  creerez  des partitions Linux sur cette
  portion inutilisee du disque.

  En resume, pour modifier la  taille  de  vos  partitions  MS-DOS  avec
  FDISK, vous devez :

  1. Faire une sauvegarde complete de votre systeme.

  2. Creer une disquette systeme MS-DOS avec une commande comme :

       FORMAT /S A:

  3. Copier  les  fichiers  FDISK.EXE et FORMAT.COM sur cette disquette,
     ainsi que tous les autres  utilitaires  dont  vous  pourriez  avoir
     besoin.  (Par exemple, ceux permettant de restaurer la sauvegarde).

  4. Redemarrer votre ordinateur a partir de cette disquette.

  5. Lancer FDISK, en lui precisant eventuellement le disque a  modifier
     (C: ou D:, par exemple).

  6. Utiliser  les  options  du  menu  de  FDISK  afin  de  detruire les
     partitions dont vous voulez changer  la  taille.   CCeettttee  ooppeerraattiioonn
     ddeettrruuiirraa ttoouutteess lleess ddoonnnneeeess ddee cceess ppaarrttiittiioonnss...

  7. Utiliser  les  options du menu de FDISK pour recreer ces partitions
     avec des tailles inferieures.

  8. Quitter FDISK  et  reformater  les  nouvelles  partitions  avec  la
     commande FORMAT.

  9. Restaurez les fichiers originaux a partir de la sauvegarde.

  Notez  que  le FDISK de MS-DOS vous permettra de creer un ``disque DOS
  logique''. Un disque DOS logique est simplement une partition  logique
  sur  votre  disque  dur. Vous pouvez installer Linux sur une partition
  logique, mais ne la creez pas  avec  le  programme  FDISK  de  MS-DOS.
  Ainsi,  si  vous  utilisez  actuellement un disque DOS logique, et que
  vous voulez installer Linux a sa place, vous devez detruire le  disque
  logique  avec  le  FDISK de MS-DOS, et (plus tard) creer une partition
  logique pour Linux a sa place.
  Le mecanisme utilise par OS/2 et d'autres systemes d'exploitation  est
  similaire.  Lisez  la  documentation  de ces systemes pour obtenir les
  details.

  55..44..  CCrreeeerr ddeess ppaarrttiittiioonnss ppoouurr LLiinnuuxx

  Apres  avoir  repartitionne  votre  disque,  vous  devez   creer   des
  partitions  pour  Linux.  Avant d'expliquer comment faire, nous allons
  parler des partitions et des systemes de fichiers sous Linux.

  55..44..11..  PPaarrttiittiioonnss :: lleess bbaasseess

  Linux demande au moins une  partition,  pour  le  _s_y_s_t_e_m_e  _d_e  _f_i_c_h_i_e_r
  _r_a_c_i_n_e qui contiendra le noyau Linux et tous les programmes.

  Vous  pouvez  vous  representer  un  _s_y_s_t_e_m_e  _d_e  _f_i_c_h_i_e_r_s  comme  une
  partition formatee pour Linux.  Les systemes  de  fichiers  servent  a
  stocker les fichiers. Chaque systeme doit avoir au moins un systeme de
  fichiers  racine.  Cependant,  de  nombreux   utilisateurs   preferent
  utiliser  plusieurs  systemes  de  fichiers  --  un pour chaque partie
  importante de l'arborescence des repertoires. Par exemple, vous pouvez
  creer  un  systeme de fichiers separe pour y stocker tous les fichiers
  se trouvant sous le repertoire _/_u_s_r.   (Notez  que  sur  les  systemes
  UNIX,  ce  sont  les '/' qui delimitent les repertoires et non les '\'
  comme sous MS-DOS). En ce cas,  vous  aurez  un  systeme  de  fichiers
  racine et un systeme de fichiers _/_u_s_r.

  Chaque   systeme  de  fichiers  necessite  sa  propre  partition.  Par
  consequent, si vous utilisez les systemes de fichiers racine et  _/_u_s_r,
  vous devrez creer deux partitions Linux.

  De  plus,  beaucoup  d'utilisateurs  creent  une  _p_a_r_t_i_t_i_o_n  _d_e  _s_w_a_p,
  utilisee pour la memoire virtuelle.  Si vous avez,  disons,  4  Mo  de
  memoire  installes  sur  votre machine, et une partition de swap de 10
  Mo, pour Linux vous aurez 14 Mo de memoire virtuelle.

  Lorsqu'il utilise l'espace de swap, Linux deplace  les  pages  memoire
  inutilisees  pour  les  mettre sur le disque, ce qui permet d'executer
  plus d'applications en meme temps sur  votre  systeme.  Cependant,  ce
  deplacement est lent, et ne peut remplacer la memoire physique reelle.
  Les applications qui necessitent beaucoup de memoire (comme  X-Window)
  utilisent  souvent  un  espace  de  swap  lorsqu'il n'ont pas assez de
  memoire physique.

  Presque tous les utilisateurs de  Linux  emploient  une  partition  de
  swap.  Si vous avez 4 Mo de memoire voire moins, une partition de swap
  est  necessaire  pour  installer  Linux.  De  toutes  facons,  il  est
  fortement  recommande  d'avoir  une  partition  de  swap, sauf si vous
  disposez de beaucoup de RAM physique.

  La taille de votre partition de swap depend de vos besoins en  memoire
  virtuelle.  On  conseille  souvent  d'avoir  au moins 16 Mo de memoire
  virtuelle : par consequent, si vous avez 8 Mo de  RAM  physique,  vous
  creerez  une  partition  de  swap de 8 Mo. Notez que les partitions de
  swap ne peuvent depasser 128 Mo. Si vous avez besoin de plus de 128 Mo
  de  swap, vous devrez donc creer plusieurs partitions de swap, et vous
  pouvez en avoir jusqu'a 16 en tout.

  Vous trouverez plus d'informations sur la theorie de la  configuration
  de  l'espace  de  swap  et  sur le partitionnement des disques dans le
  _L_i_n_u_x               _P_a_r_t_i_t_i_o_n               _m_i_n_i_-_H_O_W_T_O               (
  <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/mini/Partition>).

  NNoottee  ::  Il  est  possible,  bien  qu'un  peu delicat, de partager les
  partitions de swap entre Linux et Windows 95  sur  un  systeme  ``dual
  boot''.  Pour  les  details, consultez le _L_i_n_u_x _S_w_a_p _S_p_a_c_e _M_i_n_i_-_H_O_W_T_O,
  <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/mini/Swap-Space>.

  RReemmaarrqquuee ##11 :: Si vous avez un disque EIDE avec une partition depassant
  504  Mo,  votre BIOS peut ne pas vous permettre de demarrer un systeme
  Linux qui y serait installe. Par consequent,  mettez  votre  partition
  racine  sous  ces  504 Mo. Il ne devrait pas y avoir de problemes avec
  les disques SCSI qui ont generalement leur propre BIOS  disque.   Pour
  les   details   techniques,   consultez   le  _L_a_r_g_e  _D_i_s_k  _M_i_n_i_-_H_O_W_T_O,
  <http://sunsite.unc.edu/LDP/HOWTO/mini/Large-Disk>.

  RReemmaarrqquuee ##22 :: Vous melangez les disques IDE et SCSI ? Alors attention.
  Votre  BIOS  ne vous permettra peut-etre pas de demarrer directement a
  partir d'un disque SCSI.

  55..44..22..  TTaaiillllee ddeess ppaarrttiittiioonnss

  A cote de vos partitions racine  et  de  swap,  vous  creerez  une  ou
  plusieurs  partitions  pour y mettre vos programmes et les repertoires
  d'accueil des utilisateurs.

  Bien, qu'en theorie, vous puissiez tout faire marcher avec  une  seule
  grosse  partition,  presque personne ne le fait. Disposer de plusieurs
  partitions a de nombreux avantages :

  +o  souvent, cela diminue le temps  necessaire  aux  verifications  des
     systemes de fichiers qui sont effectuees au demarrage ;

  +o  les   fichiers  ne  peuvent  grandir  au  dela  des  frontieres  de
     partitions. En consequence, vous pouvez utiliser ces frontieres  de
     partition  comme  des  protections contre les programmes (comme les
     news  Usenet)  qui  voudraient  consommer  d'enormes  quantites  de
     disque,   afin  de  les  empecher  de  surpeupler  l'espace  disque
     necessaire a votre noyau et au reste de vos applications ;

  +o  si jamais vous avez un  probleme  sur  votre  disque,  formater  et
     recuperer  une  seule partition est une operation moins penible que
     d'avoir a tout refaire en partant de zero.

  Sur les disques actuels, une bonne configuration de base  consiste  en
  une  petite  partition  racine  (moins  de  80 Mo), une partition _/_u_s_r
  moyenne (environ jusqu'a 300 Mo) pour contenir les logiciels systemes,
  et une partition _/_h_o_m_e occupant le reste de l'espace disque disponible
  pour les repertoires utilisateurs.

  Vous pouvez faire des choses plus  elaborees.  Par  exemple,  si  vous
  savez  que  vous  allez  utiliser  les forums Usenet, vous pouvez leur
  attribuer une partition qui leur sera dediee afin  de  controler  leur
  occupation disque maximale, ou creer une partition _/_v_a_r regroupant les
  fichiers du courrier, des news, et les fichiers temporaires.  Mais,  a
  l'heure  des  disques de tres grandes capacites et tres peu chers, ces
  complications  semblent  de  moins  en  moins  necessaires  pour   les
  premieres  installations  Linux.  Pour  votre  premier essai, surtout,
  restez simple.

  55..55..  DDeemmaarrrreerr llaa ddiissqquueettttee dd''iinnssttaallllaattiioonn

  La premiere etape consiste a lancer la disquette de boot que vous avez
  creee.  Normalement,  tout devrait se passer sans probleme ; le prompt
  de demarrage du  noyau devrait se terminer  automatiquement  apres  10
  secondes.  Mais,  en  donnant  certaines  options a la suite du nom du
  noyau, vous pouvez preciser  differents  parametres  materiels,  comme
  l'IRQ  et  l'adresse  de  votre  controleur  SCSI,  ou la geometrie du
  disque, avant de lancer le noyau Linux. Ceci est necessaire  pour  les
  cas  ou  Linux ne detecte pas votre controleur SCSI ou la geometrie de
  votre disque.

  Notamment, de  nombreux  controleurs  SCSI  necessitent  de  specifier
  l'adresse  du  port  et  l'IRQ  au  moment  du demarrage. De meme, les
  machines PS/1, ThinkPad, et ValuePoint  d'IBM  ne  memorisent  pas  la
  geometrie  des disques dans la CMOS, et vous devrez alors la specifier
  au demarrage. (Plus tard, vous saurez configurer  votre  systeme  afin
  qu'il fournisse lui-meme ces parametres.)

  Faites  attention  aux  messages  qui s'affichent lors du demarrage du
  systeme.  Ils  enumereront  et  decriront  le   materiel   que   votre
  installation  Linux  a  detecte. Notamment, si vous avez un controleur
  SCSI, vous devriez voir une liste des hotes  SCSI  detectes.  Si  vous
  voyez le message

       SCSI: 0 hosts

  Cela  veut  dire que votre controleur SCSI n'a pas ete reconnu, et que
  vous devez vous poser la question de savoir comment informer le  noyau
  de son emplacement.

  Le  systeme affichera aussi des informations sur les partitions et les
  peripheriques  detectes.  Si  l'une  de  ces  informations  n'est  pas
  correcte,  ou manque, vous devrez provoquer une detection du materiel.

  Si tout va bien et que votre materiel semble avoir ete  reconnu,  vous
  pouvez passer a la section suivante, ``Utiliser la disquette root''.

  Pour  forcer  la  detection  de  votre materiel, vous devez entrer les
  parametres corrects au prompt du demarrage  en  utilisant  la  syntaxe
  suivante :

       linux <parametres...>

  Un bon nombre de parametres sont disponibles ; nous donnons ci-dessous
  la liste des plus courants. Les disquettes de boot Linux recentes vous
  permettront,  le  plus souvent, de consulter un ecran d'aide decrivant
  ceux-ci avant de demarrer.

  +o  _h_d_=_c_y_l_i_n_d_r_e_s_,_t_e_t_e_s_,_s_e_c_t_e_u_r_s Precise la  geometrie  du  disque  dur.
     Necessaire pour des machines comme le PS/1, ValuePoint, et ThinkPad
     d'IBM.  Par exemple, si votre disque dur a 683 cylindres, 16  tetes
     et 32 secteurs par piste, entrez :

       linux hd=683,16,32

  +o  _t_m_c_8_x_x_=_m_e_m_a_d_d_r_,_i_r_q  Precise l'adresse et l'IRQ pour les controleurs
     SCSI TMC-8xx de Future Domain. Par exemple :

       linux tmc8xx=0xca000,5

  Notez que le prefixe _0_x doit etre utilise pour les  valeurs  exprimees
  en hexadecimal.  Ceci est vrai pour toutes les options suivantes.

  +o  _s_t_0_x_=_m_e_m_a_d_d_r_,_i_r_q  Precise  l'adresse  et l'IRQ pour les controleurs
     STO2 de Seagate.

  +o  _t_1_2_8_=_m_e_m_a_d_d_r_,_i_r_q Precise l'adresse et l'IRQ  pour  les  controleurs
     T128B de Trantor.

  +o  _n_c_r_5_3_8_0_=_p_o_r_t_,_i_r_q_,_d_m_a  Precise  le port, l'IRQ, et le canal DMA pour
     les contoleurs NCR5380 generiques.

  +o  _a_h_a_1_5_2_x_=_p_o_r_t_,_i_r_q_,_s_c_s_i___i_d_,_1    Precise    le    port,    l'IRQ    et
     l'identificateur   SCSI   pour   les   controleurs  AIC-6260.  Ceci
     s'applique aux controleurs Adaptec  1510,  152x,  et  Soundblaster-
     SCSI.

  Si vous avez des questions sur ces options de demarrage, lisez le _S_C_S_I
  _H_O_W_T_O, disponible sur tous les sites archives FTP  Linux  (NDT  :  Une
  version  francaise  se  trouve,  comme  pour  tous  les  autres HOWTOs
  traduits,  sur  <ftp://ftp.lip6.fr/pub/linux/french>).   Ce   document
  explique la compatibilite Linux et le SCSI bien plus en detail.

  55..66..  UUttiilliisseerr llaa ddiissqquueettttee rroooott

  Apres  le  demarrage  de  la  disquette  de  boot, vous serez invite a
  inserer la ou les disquettes  root.  Otez  la  disquette  de  boot  du
  lecteur,  inserez la disquette root, puis tapez _E_n_t_r_e_e pour continuer.
  Eventuellement, une deuxieme disquette root vous sera demandee.

  Ce qui se passe, en fait, c'est que la disquette boot fournit un mini-
  systeme d'exploitation qui (parce que le disque dur n'est pas prepare)
  utilise une partie de la RAM comme un disque  virtuel  (appele,  assez
  logiquement, un `ramdisk').

  Les  disquettes  root  chargent  sur  le  ramdisk  un  petit nombre de
  fichiers et d'outils d'installation que vous utiliserez pour  preparer
  votre disque dur et installer Linux dessus a partir de votre CD-ROM.

  55..66..11..  CChhooiissiirr uunnee iinnssttaallllaattiioonn EEGGAA oouu XX

  Cette  etape realisee, les anciens Linux (dont la Slackware) lancaient
  un shell et  vous  demandaient  d'entrer  manuellement  les  commandes
  d'installation dans un ordre determine. Ceci est encore possible, mais
  les  versions  plus  recentes  demarrent  en  lancant   un   programme
  d'installation  fenetre  qui vous guide de facon interactive a travers
  ces etapes en vous fournissant un maximum d'aide.

  Vous aurez surement la possibilite de configurer X, ainsi le programme
  d'installation  pourra  etre graphique. Si vous choisissez cette facon
  de faire, le programme  d'installation  vous  questionnera  sur  votre
  souris  et  votre  type  d'ecran  avant  de  commencer  l'installation
  proprement dite. Lorsque l'installation de Linux  aura  ete  realisee,
  cette   configuration   sera  sauvegardee.  Vous  pourrez  affiner  le
  fonctionnement de votre ecran plus tard, par consequent, lors de cette
  etape, vous pouvez commencer avec un mode SVGA 640x480 de base.

  X  n'est  pas  necessaire  pour l'installation, mais (en supposant que
  l'on sache configurer la souris et l'ecran), beaucoup de gens trouvent
  l'interface  graphique  plus facile a utiliser. De toutes facons, vous
  serez amenes a installer X, donc le faire des le debut est  une  chose
  plutot sensee.

  Suivez simplement les indications du programme. Elles vous guideront a
  travers les etapes necessaires  a  la  preparation  du  disque,  a  la
  creation des comptes utilisateurs et a l'installation des paquetages a
  partir du CD-ROM.

  Dans les sections suivantes, nous decrirons quelques parties epineuses
  de  l'installation comme si vous les realisiez a la main. Ceci devrait
  vous aider a comprendre ce que fait le  programme  d'installation,  et
  pourquoi.

  55..66..22..  UUttiilliisseerr ffddiisskk et cfdisk

  Votre  premiere  etape  d'installation, une fois que la disquette root
  Linux a ete lancee, sera de creer ou d'editer les tables de partitions
  de  vos  disques. Meme si vous avez deja utilise FDISK pour configurer
  vos partitions, vous devez  revenir  a  la  table  des  partitions  et
  rajouter des informations specifiques a Linux.

  Pour creer ou editer des partitions Linux, nous utiliserons la version
  Linux du programme fdisk, ou sa version orientee ecran cfdisk.

  En general, le programme  d'installation  recherchera  une  table  des
  partitions  deja  existante et proposera de lancer fdisk ou cfdisk sur
  elle pour vous. Des deux  programmes,  cfdisk  est  vraiment  le  plus
  facile  a  utiliser,  mais  ses  versions  actuelles  sont aussi moins
  tolerantes vis a vis d'une table  de  partitions  inexistante  ou  mal
  faite.

  Par  consequent,  vous pouvez (surtout si vous faites une installation
  sur du materiel vierge) devoir  commencer  avec  fdisk  afin  de  vous
  placer  dans  une situation que cfdisk saura gerer.  Essayez de lancer
  cfdisk ; s'il y a des problemes, lancez fdisk.  (Une  bonne  facon  de
  proceder,  si  vous creez un systeme tout Linux et que cfdisk provoque
  des erreurs, est d'utiliser fdisk pour detruire toutes les  partitions
  existantes et de relancer cfdisk pour editer la table vide.)

  Quelques remarques sur fdisk et cfdisk :  les deux programmes prennent
  en parametre le nom du disque sur  lequel  vous  souhaitez  creer  les
  partitions Linux. Les noms des pilotes de disques durs sont :

  +o  _/_d_e_v_/_h_d_a Premier disque IDE

  +o  _/_d_e_v_/_h_d_b Second disque IDE

  +o  _/_d_e_v_/_s_d_a Premier disque SCSI

  +o  _/_d_e_v_/_s_d_b Second disque SCSI

  Par exemple, pour creer des partitions Linux sur le premier disque dur
  SCSI  de  votre  systeme,  utilisez  la  commande   (votre   programme
  d'installation peut la generer a partir d'un choix du menu) :

  cfdisk /dev/sda

  Si vous utilisez fdisk ou cfdisk sans parametre, _/_d_e_v_/_h_d_a est pris par
  defaut.

  Pour creer des partitions Linux sur le second disque de votre systeme,
  specifiez simplement soit _/_d_e_v_/_h_d_b (pour un disque IDE), soit _/_d_e_v_/_s_d_b
  (pour un disque SCSI) au moment de lancer fdisk.

  Vos partitions Linux n'ont  pas  besoin  d'etre  toutes  sur  le  meme
  disque.  Par  exemple,  vous  pouvez  creer la partition du systeme de
  fichier racine sur _/_d_e_v_/_h_d_a et votre partition de swap  sur  _/_d_e_v_/_h_d_b.
  Pour  ce  faire, lancez simplement fdisk ou cfdisk une seule fois pour
  chaque disque.

  Sous Linux, les partitions ont un nom base sur le disque auquel  elles
  appartiennent.  Par  exemple, la premiere partition du disque _/_d_e_v_/_h_d_a
  s'appelle _/_d_e_v_/_h_d_a_1, la seconde _/_d_e_v_/_h_d_a_2, et ainsi de suite. Si  vous
  avez  des  partitions  logiques,  elles  sont numerotees en partant de
  _/_d_e_v_/_h_d_a_5, _/_d_e_v_/_h_d_a_6 etc.

  RREEMMAARRQQUUEE :: Il est  preferable  de  ne  pas  creer,  ou  detruire,  des
  partitions   d'autres  systemes  d'exploitation  que  Linux  avec  les
  programmes fdisk ou cfdisk de Linux. Autrement dit, ne creez pas ou ne
  supprimez  pas  des  partitions  MS-DOS  avec cette version de fdisk ;
  utilisez plutot la version MS-DOS de FDISK. Si vous essayez  de  creer
  une partition MS-DOS avec le fdisk de Linux, il y a de grandes chances
  pour que MS-DOS ne reconnaisse pas cette partition et ne se lance  pas
  correctement.

  Voici  un  exemple  d'utilisation  de  fdisk.  Nous  avons  une unique
  partition MS-DOS occupant 61693 blocs sur  le  disque,  le  reste  est
  disponible  pour  Linux.  Sous  Linux,  un  bloc fait 1024 octets, par
  consequent 61693 blocs representent a peu pres 61 Mo. Nous ne creerons
  que deux partitions dans cet exemple : une pour le swap et une pour la
  racine.  Vous  etendrez  probablement  cette  configuration  a  quatre
  partitions  en ligne selon les recommandations suivantes : une pour le
  swap, une pour le systeme de fichiers racine, une pour  les  logiciels
  systemes et une pour la zone des repertoires des utilisateurs.

  D'abord,  nous  utilisons  la commande ``p'' pour afficher la table de
  partition courante. Comme on peut le constater, _/_d_e_v_/_h_d_a_1 (la premiere
  partition de _/_d_e_v_/_h_d_a) est une partition DOS de 61693 blocs.

       Command (m for help):   p
       Disk /dev/hda: 16 heads, 38 sectors, 683 cylinders
       Units = cylinders of 608 * 512 bytes

            Device Boot  Begin   Start     End  Blocks   Id  System
         /dev/hda1   *       1       1     203   61693    6  DOS 16-bit >=32M

       Command (m for help):

  Puis,  nous  utilisons  la  commande  ``n''  pour  creer  une nouvelle
  partition. La partition racine Linux aura une taille de 80 Mo.

  Command (m for help):  n
  Command action
      e   extended
      p   primary partition (1-4)
  p

  On nous donne alors le choix entre la creation d'une partition etendue
  ou  primaire.  Dans  la  plupart  des cas, on utilisera des partitions
  primaires, a moins que l'on ait besoin de plus  de  quatre  partitions
  sur  un  meme  disque.  Voir  la section sur le repartitionnement, ci-
  dessous, pour plus d'informations.

       Partition number (1-4): 2
       First cylinder (204-683):  204
       Last cylinder or +size or +sizeM or +sizeK (204-683): +80M

  Le premier cylindre doit etre le premier cylindre libre APRES  la  fin
  de la partition precedente..  Dans notre cas, _/_d_e_v_/_h_d_a_1 se termine sur
  le cylindre 203,  nous  demarrerons  donc  la  nouvelle  partition  au
  cylindre 204.

  Comme  on  peut  le  constater,  si l'on utilise la notation ``+80M'',
  celle-ci specifie une  partition  de  80  Mo.  De  meme,  la  notation
  ``+80K'' specifierait une partition de 80 Ko, et ``+80'' une partition
  qui ne ferait que 80 octets.

       Warning: Linux cannot currently use 33090 sectors of this partition

  Si vous voyez cet avertissement, vous pouvez  l'ignorer.  Il  provient
  d'une ancienne restriction qui limitait les systemes de fichiers Linux
  a 64 Mo. Cependant, avec les nouveaux types de systemes  de  fichiers,
  ce n'est plus le cas... Les partitions peuvent aller jusqu'a 4 To.

  Puis, nous creeons notre partition de swap de 10 Mo, _/_d_e_v_/_h_d_a_3.

       Command (m for help): n
       Command action
           e   extended
           p   primary partition (1-4)
       p

       Partition number (1-4): 3
       First cylinder (474-683):  474
       Last cylinder or +size or +sizeM or +sizeK (474-683):  +10M

  A  nouveau,  nous  affichons  le  contenu  de  la  table de partition.
  Assurez-vous de noter ces informations, notamment la taille de  chaque
  partition en blocs. Vous aurez besoin de celles-ci plus tard.
       Command (m for help): p
       Disk /dev/hda: 16 heads, 38 sectors, 683 cylinders
       Units = cylinders of 608 * 512 bytes

            Device Boot  Begin   Start     End  Blocks   Id  System
         /dev/hda1   *       1       1     203   61693    6  DOS 16-bit >=32M
         /dev/hda2         204     204     473   82080   83  Linux native
         /dev/hda3         474     474     507   10336   83  Linux native

  Notez  que  la  partition  de  swap  Linux  (ici, _/_d_e_v_/_h_d_a_3) a le type
  ``Linux native''. On doit changer ce type en ``Linux swap''  afin  que
  le  programme  d'installation  la reconnaisse comme partition de swap.
  Pour ce faire, on utilise la commande ``t'' de fdisk :

       Command (m for help): t
       Partition number (1-4): 3
       Hex code (type L to list codes): 82

  Si vous utilisez ``L'' pour obtenir la liste des  types,  vous  verrez
  que 82 est le type qui correspond au swap Linux.

  Pour  quitter  fdisk  et  sauvegarder les changements dans la table de
  partition, on utilise la  commande  ``w''.  Pour  quitter  fdisk  SANS
  sauvegarder les changements, on utilise la commande ``q''.

  Apres avoir quitte fdisk, le systeme peut vous demander de relancer le
  systeme afin d'etre sur que les modifications soient prises en compte.
  En  general, on n'a pas besoin de redemarrer apres avoir utilise fdisk
  -- les versions recentes de fdisk et cfdisk sont suffisamment evoluees
  pour mettre a jour les partitions sans redemarrer.

  55..66..33..  EEttaappeess ssuuiivvaanntteess

  Apres   avoir   edite   les   tables   de   partitions,  le  programme
  d'installation devrait les consulter et  vous  proposer  d'activer  la
  partition de swap. Repondez oui.

  (Attention,  il  se  peut que, sur un systeme ``dual boot'', l'une des
  partitions non Linux apparaisse comme une partition de swap)

  Puis, le programme vous demandera d'associer des noms de  systemes  de
  fichiers  Linux  (comme  _/_,  _/_u_s_r_,  _/_v_a_r_, _/_t_m_p_, _/_h_o_m_e_, _/_h_o_m_e_2, etc.) a
  chacune des partitions non swap que vous desirez utiliser.

  Il existe une seule regle pour cela. Il doit y  avoir  un  systeme  de
  fichiers  racine,  appele _/, et on doit pouvoir demarrer dessus.  Vous
  pouvez appeler vos autres partitions Linux  comme  vous  voulez,  mais
  certaines   conventions   concernant  leurs  noms  vous  simplifieront
  probablement la vie plus tard.

  Plus  haut,  je  recommandais  une  configuration  basee   sur   trois
  partitions comprenant une petite racine, une partition systeme moyenne
  et une grosse partition utilisateur. Traditionnellement, elles doivent
  s'appeler  _/_,  _/_u_s_r,  et  _/_h_o_m_e.  Le nom peu intuitif `_/_u_s_r' vient des
  temps ou les systemes Unix  (beaucoup  plus  petits)  melangaient  les
  logiciels  systemes  et  les  repertoires  utilisateurs  sur une seule
  partition non racine.  Le fonctionnement de certains logiciels  depend
  de son existence.

  Si vous avez plus d'une zone pour les repertoires des utilisateurs, la
  convention veut qu'on les nomme _/_h_o_m_e_, _/_h_o_m_e_2_, _/_h_o_m_e_3, etc.  Ceci peut
  arriver  lorsque  l'on  a deux disques physiques. Sur mon systeme, par
  exemple, la configuration est la suivante :

       Filesystem         1024-blocks  Used Available Capacity Mounted on
       /dev/sda1              30719   22337     6796     77%   /
       /dev/sda3             595663  327608   237284     58%   /usr
       /dev/sda4            1371370    1174  1299336      0%   /home
       /dev/sdb1            1000949  643108   306130     68%   /home2

  En realite, le second disque (sdb1)  n'est  pas  entierement  dedie  a
  _/_h_o_m_e_2  ;  les  partitions de swap sur sda et sdb ne sont pas montrees
  dans cette liste. Vous pouvez constater  que  _/_h_o_m_e  est  l'importante
  zone libre sur sda et _/_h_o_m_e_2 la zone utilisateurs sur sdb.

  Si   vous   voulez  creer  une  partition  pour  les  fichiers  spool,
  temporaires, de courriers, et des news, appelez-la _/_v_a_r. Sinon, faites
  un _/_u_s_r_/_v_a_r et creez un lien symbolique nomme _/_v_a_r pointant dessus (le
  programme d'installation peut vous proposer de le faire).

  55..77..  IInnssttaalllleerr lleess ppaaqquueettaaggeess

  Lorsque vos partitions ont ete preparees, le reste  de  l'installation
  est  presque  automatique.  Votre programme d'installation (qu'il soit
  EGA ou X)  vous  guidera  a  travers  une  serie  de  menus  qui  vous
  permettront de specifier le CD-ROM a partir duquel vous installez, les
  partitions a utiliser, etc.

  Nous n'allons pas decrire ici la plupart  des  specificites  de  cette
  etape  de l'installaion. C'est une des parties qui varie le plus entre
  les distributions Linux (generalement, les distributeurs y  rivalisent
  entre  eux  pour  valoriser  leur  produit),  mais c'est aussi la plus
  simple. Les programmes d'installation sont plutot bien auto-documentes
  et avec de bons ecrans d'aide.

  55..88..  AApprreess ll''iinnssttaallllaattiioonn ddeess ppaaqquueettaaggeess

  Lorsque  l'installation  est  finie,  et que tout s'est bien passe, le
  programme  d'installation  vous  proposera  plusieurs   options   pour
  configurer  votre  systeme  avant  son  premier  demarrage a partir du
  disque dur.

  55..88..11..  LLIILLOO,, llee LLIInnuuxx LLOOaaddeerr

  LILO (qui signifie LInux LOader) est un programme vous  permettant  de
  lancer Linux (ainsi que d'autres systemes d'exploitation comme MS-DOS)
  a partir de votre disque dur.

  On peut vous donner la possibilite d'installer LILO sur  votre  disque
  dur.  A  moins  que  vous n'utilisiez OS/2, repondez `oui'. OS/2 a des
  besoins particuliers, voir ``Custom LILO Configuration'' ci-dessous.

  Installer LILO comme chargeur principal  evite  d'avoir  besoin  d'une
  disquette  de  demarrage  ;  au lieu de cela, a chaque demarrage, vous
  pouvez indiquer a LILO quel systeme lancer.
  55..88..22..  CCrreeeerr uunnee ddiissqquueettttee ddee ddeemmaarrrraaggee ((ooppttiioonn))

  Il est possible que l'on vous propose  de  creer  une  ``disquette  de
  demarrage  standard'',  que  vous  pourrez  utiliser pour lancer votre
  systeme  Linux  nouvellement  installe.  (Il  s'agit  d'une   ancienne
  methode,   plutot   peu   pratique,  qui  suppose  que  vous  demarrez
  normalement sur DOS et que vous utilisez une  disquette  de  demarrage
  pour lancer Linux.)

  Pour  la  creer,  vous  aurez  besoin  d'une  disquette haute-densite,
  formatee MS-DOS et vierge. Inserez celle-ci lorsqu'on vous le  demande
  et la disquette de demarrage sera generee. (Ce n'est pas la meme chose
  qu'une disquette  de  demarrage  d'installation,  et  vous  ne  pouvez
  remplacer l'une par l'autre !)

  55..88..33..  CCoonnffiigguurraattiioonnss ssyysstteemmee ddiivveerrsseess

  La  procedure  qui  suit  l'installation  peut  aussi  vous conduire a
  travers differents menus vous permettant de configurer votre  systeme.
  Ceci  comprend  la  specification  de  votre modem et de votre souris,
  ainsi que votre zone horaire. Laissez-vous guider par les  options  du
  menu.

  Elle  peut aussi vous demander de creer des comptes utilisateurs ou de
  donner un mot de passe pour le compte root (administrateur). Ce  n'est
  pas  complique et vous n'avez qu'a suivre les instructions affichees a
  l'ecran.

  66..  DDeemmaarrrreerr vvoottrree nnoouuvveeaauu ssyysstteemmee

  Si tout se passe comme prevu, vous devriez pouvoir  demarrer  Linux  a
  partir  du  disque dur en utilisant LILO.  Sinon, vous devriez pouvoir
  lancer votre  disquette  de  demarrage  Linux  (pas  la  disquette  de
  demarrage   originale,  mais  celle  creee  apres  l'installation  des
  paquetages). Apres le demarrage, loggez vous sous le login _r_o_o_t. Bravo
  !  Vous avez votre systeme Linux personnel.

  Si  vous  demarrez  en  utilisant LILO, essayez de presser les touches
  _s_h_i_f_t ou _c_o_n_t_r_o_l_e pendant  le  demarrage.  Ceci  vous  presentera  une
  invite  de  demarrage  ; pressez la touche _t_a_b pour avoir la liste des
  options. De  cette  facon,  vous  pourrez  lancer  Linux,  MS-DOS,  ou
  n'importe quel systeme directement a partir de LILO.

  77..  AApprreess vvoottrree pprreemmiieerr ddeemmaarrrraaggee

  Vous devriez maintenant voir l'invite de login de Linux. Felicitations
  !

  77..11..  DDeebbuutt ddee ll''aaddmmiinniissttrraattiioonn ssyysstteemmee

  Selon les phases d'installation, vous pouvez maintenant  etre amenes a
  creer  des comptes, changer le nom de votre machine, ou (re)configurer
  X. Il y a beaucoup d'autres choses que vous pouvez mettre en place  et
  configurer,  par  exemple  les dispositifs de sauvegarde, les liaisons
  SLIP/PPP vers un fournisseur d'acces Internet, etc.

  Un bon livre sur l'administration des systemes  UNIX  devrait  vous  y
  aider.   (Je  suggere  _E_s_s_e_n_t_i_a_l  _S_y_s_t_e_m_s  _A_d_m_i_n_i_s_t_r_a_t_i_o_n,  edite  par
  O'Reilly and Associates.)  Vous devriez aussi lire les  divers  autres
  HOWTOs   Linux,   comme   le  _N_E_T_-_2_-_H_O_W_T_O  et  _P_r_i_n_t_i_n_g_-_H_O_W_T_O  (NDT  :
  disponibles en francais, comme la majeure partie des autres  HOWTOS  ,
  sur  ftp.lip6.fr/pub/linux),  pour  obtenir  des  informations sur les
  autres taches de configuration.

  77..22..  CCoonnffiigguurraattiioonn ppeerrssoonnnnaalliisseeee ddee LLIILLOO

  LILO est un chargeur de boot pouvant etre utilise  pour  choisir  soit
  Linux, soit MS-DOS ou un autre systeme d'exploitation au demarrage. Il
  y a de grandes chances pour que votre distribution ait automatiquement
  configure  LILO  pour  vous  lors  de l'installation (a moins que vous
  n'utilisiez OS/2, c'est ce que vous devriez avoir fait). Si  c'est  le
  cas vous pouvez sauter le reste de cette section.

  Si  vous avez installe LILO comme chargeur de boot _p_r_i_n_c_i_p_a_l, celui-ci
  prendra en charge la premiere etape du  processus  de  demarrage  pour
  tous  les  systemes  d'exploitation  presents  sur  votre disque. Ceci
  fonctionne bien si MS-DOS est le  seul  autre  systeme  d'exploitation
  installe. Cependant, vous pouvez aussi utiliser OS/2, qui a son propre
  gestionnaire de demarrage. En ce cas,  le  gestionnaire  de  demarrage
  d'OS/2  doit  etre  le chargeur de boot principal et vous n'utiliserez
  LILO (comme chargeur de boot _s_e_c_o_n_d_a_i_r_e) que pour lancer Linux.

  Remarque importante pour ceux qui utilisent  des  systemes  EIDE  :  a
  cause  d'une  limitation  du  BIOS,  vos  secteurs  de boot doivent se
  trouver sur l'un des deux premiers disques physiques,  ceci  quel  que
  soit  le  systeme  d'exploitation.  Sinon, LILO s'arretera apres avoir
  affiche "LI", d'ou que vous le lanciez.

  Si vous devez  configurer  LILO  manuellement,  il  faudra  editer  le
  fichier  _/_e_t_c_/_l_i_l_o_._c_o_n_f.  Nous  presentons  ci-dessous  un  exemple de
  fichier de configuration LILO, ou la  partition  racine  de  Linux  se
  trouve  sur _/_d_e_v_/_h_d_a_2, et ou MS-DOS est installe sur _/_d_e_v_/_h_d_b_1 (second
  disque dur).

       # Indique a LILO qu'il doit s'installer comme chargeur principal sur /dev/hda.
       boot = /dev/hda
       # Image de demarrage a installer ; vous n'avez probablement pas a la changer
       install = /boot/boot.b

       # Enchainement pour le demarrage de Linux.
       image = /vmlinuz       # Le noyau est dans /vmlinuz
         label = linux        # on lui donne le nom "linux"
         root = /dev/hda2     # on utilise /dev/hda2 comme systeme de fichiers racine
         vga = ask            # Demande pour le mode VGA
         append = "aha152x=0x340,11,7,1"  # Ajoutez ceci aux options de demarrage,
                                          # pour detecter le controleur SCSI

       # Enchainement pour le demarrage de MS-DOS
       other = /dev/hdb1      # La partition MS-DOS
         label = msdos        # on lui donne le nom "msdos"
         table = /dev/hdb     # Table de partition pour le second disque

  Apres avoir edite _/_e_t_c_/_l_i_l_o_._c_o_n_f, lancez la commande  /sbin/lilo  sous
  le compte _r_o_o_t. Ceci installera LILO sur votre disque.  Notez que vous
  devez relancer /sbin/lilo a chaque recompilation de votre  noyau  afin
  de faire correctement pointer le chargeur de boot sur le nouveau noyau
  (vous n'avez pas besoin de vous soucier de cela pour le  moment,  mais
  rappelez-vous en).

  Remarquez  comment  l'option  _a_p_p_e_n_d  est utilisee dans _/_e_t_c_/_l_i_l_o_._c_o_n_f
  pour specifier les parametres de demarrage  comme  nous  l'avons  fait
  lorsque nous avons demarre a partir de la disquette de boot.
  Vous  pouvez maintenant relancer votre systeme a partir du disque dur.
  Par defaut, LILO lancera le  premier  systeme  d'exploitation  present
  dans la liste du fichier de configuration : Linux dans notre cas. Afin
  de disposer d'un menu de demarrage vous permettant de choisir un autre
  systeme  d'exploitation, maintenez les touches _s_h_i_f_t ou _c_t_r_l enfoncees
  pendant que le systeme demarre ; vous devriez voir le message  suivant
  (ou equivalent) :

       Boot:

  Entrez  alors  le nom du systeme d'exploitation que vous voulez lancer
  (donne par la ligne _l_a_b_e_l du fichier  de  configuration  ;  ici,  soit
  _l_i_n_u_x soit _m_s_d_o_s), ou pressez _t_a_b pour en avoir la liste.

  (NDT : Attention, a ce moment votre clavier est encore en QWERTY !)

  Supposons  maintenant  que  vous utilisiez LILO comme chargeur de boot
  secondaire ; si vous voulez lancer Linux a partir du  gestionnaire  de
  demarrage  d'OS/2, par exemple. Afin de demarrer une partition Linux a
  partir du gestionnaire  de  demarrage  d'OS/2,  malheureusement,  vous
  devez  creer  la  partition en utilisant le FDISK d'OS/2 (pas celui de
  Linux), et formater celle-ci en type  FAT  ou  HPFS  pour  qu'OS/2  la
  reconnaisse. (Merci IBM...)

  Afin  que  LILO  lance  Linux  a  partir  du gestionnaire de demarrage
  d'OS/2,  installez  LILO  sur  votre  systeme   de   fichiers   racine
  (_/_d_e_v_/_h_d_a_2,  dans  l'exemple).  En ce cas, le fichier de configuration
  devrait ressembler a ceci :

       boot = /dev/hda2
       install = /boot/boot.b
       compact

       image = /vmlinuz
         label = linux
         root = /dev/hda2
         vga = ask

  Notez le changement dans la ligne _b_o_o_t . Apres avoir lance  /sbin/lilo
  vous  devriez  pouvoir  ajouter  la partition Linux au gestionnaire de
  demarrage. Ce mecanisme devrait fonctionner pour les chargeurs de boot
  d'autres systemes d'exploitation.

  88..  AAddmmiinniissttrriivviiaa

  88..11..  CCoonnddiittiioonnss dd''uuttiilliissaattiioonnss

  Ce  document  est  copyright  1996  par  Eric  S. Raymond. Vous pouvez
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  +o  clairement  indiquer  les  versions  resumees  ou  modifiees  comme
     telles.

  Ces restrictions sont destinees a  proteger  les  lecteurs  potentiels
  contre  des  versions  obsoletes ou mutilees. Si vous pensez avoir une
  bonne raison qui pourrait justifier une exception, demandez-le moi.

  88..22..  RReemmeerrcciieemmeennttss

  Merci a Matt D. Welsh, qui est a  l'origine  de  ce  HOWTO.  J'ai  ote
  beaucoup  des  contenus  specifiques  a  la  distribution Slackware et
  recentre le reste de ce document sur une installation CD-ROM, mais une
  part importante de son contenu est toujours de lui.

  La  version  4.1 a ete susbtanciellement amelioree par les suggestions
  de David Shao <dshao@best.com>.

